Prostitution, violence envers les femmes

Victimes ou travailleuses, les prostituées sont toujours exposées à des violences. Elles se manifestent dès qu’on oblige une femme à se prostituer jusqu’aux pratiques sexuelles le plus violentes. Dans tous les cas, la violence est très ressentie dans ce métier. Certes, cette violence peut concerner les hommes qui se prostituent, toutefois, les exceptions confirment les règles.

Pour la prostituée qui travaille pour le compte d’une personne, le métier est une obligation. Ces personnes sont souvent victimes de menaces, de violences verbales et/ou physiques dès leur embauche. En effet, les proxénètes prennent des jeunes filles en otage avant de les envoyer sur le marché. Même à leur paiement, elles subissent des maltraitances infligées par leurs employeurs.

En plus d’être soumises à des employeurs irrespectueux, les prostituées sont aussi obligées de subir la brutalité, le déchainement et la furie des clients. En effet, en tant que professionnelles, les prostituées ne peuvent pas prétendre avoir des clients qui veuillent les ménager, tant par la parole que par les gestes et par l’acte sexuel. C’est pourquoi la violence subie par les prostituées qui ne travaillent pas pour leur propre compte est amplifiée.

Le regard de la société

La violence engendrée par le jugement de la société est aussi une forme de maltraitance à laquelle les prostituées sont soumises. Le regard de la société est sans doute la goutte d’eau qui fait sombrer ces femmes dans la perdition totale de la vie de débauche. Actuellement, avec la révolution de la prostitution, le métier est vulgarisé, en étant présent partout, sous diverses formes. Peut-être est-ce soulageant pour ces travailleurs de sexe. En effet, elles peuvent cacher leur véritable métier pour obtenir ainsi le respect de la société. Dès fois, leurs vies ont tellement changé du pire au meilleur qu’elles aient obtenu une certaine fierté, et ce malgré le regard de la société. Bref, c’est peut-être le seul bon point de la professionnalisation du métier : les femmes parviennent à supporter le jugement de la société.

La violence que subissent les prostituées n’est pas seulement morale, physique et sexuelle, mais aussi médicale. La santé des travailleurs de sexe est mise en jeu par toute sorte de stupéfiants qu’elles prennent. Étant un métier difficile à exercer, les prostituées ont besoin d’alcool, de drogue… pour les stimuler. En plus, la brutalité ou l’animosité des clients lors des actes sexuels font que des organes majeurs en soient affectés. C’est d’ailleurs le cas des déchirures vaginales, des différentes maladies touchant l’appareil ou les organes reproducteurs. Des ex-prostituées se plaignent souvent de stérilité.

Bref, « la prostitution est la forme ultime de violence envers les femmes ».

La prostitution, un véritable métier

Si métier signifie une activité légale permettant à un ou plusieurs individus de subvenir à leur besoin par le fait de toucher une rémunération en échange d’un travail bien déterminé qu’il ou ils fournissent. Pouvons-nous dire autant de la prostitution ? Devons nous la catégoriser comme une activité commerciale, sociale, médicale ou sportive ? En tout cas, de nos jours, la prostitution constitue un véritable réseau.

Forcée ou consentante, une prostituée est actuellement une travailleuse à part entière. Qu’elle exerce cette activité pour son propre compte, pour le compte d’une personne ou pour le compte de la boîte qu’elle représente, une prostituée peut travailler de jour comme de nuit, à mi-temps ou à plein temps, de façon occasionnelle ou contractuelle. Elle perçoit sa paie après chaque prestation, tous les jours, à chaque fin de semaine ou à chaque fin de mois moyennant des primes de quantité, de qualité ou de fidélité et assiduités. Pour accomplir son travail, une prostituée reçoit des avantages (habits, coiffure, maquillage, drogue…), des indemnités (déplacements, communication…) ou même des frais de représentation en fonction de la demande.

L’avènement des maisons clauses a fait de la prostitution un véritable métier. En effet, dans ces maisons clauses, les clients vont et viennent pour se relaxer et se détendre (par des massages, des spas, des remises en forme…) mais à des fins sexuelles. Des investisseurs s’engagent à fournir à des personnes, très susceptibles de se prostituer, un local, de l’immobilier (comptoir, lits, placards, canapés…) les équipements destinés aux activités officielles, les fournitures et matériels nécessaires pour les fins sexuelles.

L’univers de la mode et de l’internet est aussi des facteurs majeurs dans l’évolution de la prostitution. Ce cas concerne souvent les jeunes qui n’ont pas encore les moyens financiers pour suivre la mode. Aussi, pour avoir les vêtements, les chaussures, les sacs, les bijoux… de leur rêve, elles se lancent dans le moyen le plus facile de gagner de l’argent. Le cas du Bizi à Abidjan le confirme. Des jeunes filles de 16 à 25 ans se regroupent et forment un groupe. Le plus inquiétant dans cette situation est le fait que ces filles ne reculent devant rien pour des pratiques sexuelles folles. Les VIP sont leurs principaux clients et pour cela elles doivent s’habiller et paraître comme telles.

Avec ces activités, les prostituées peuvent partir de chez eux le matin comme tout le monde et rentrer le soir après avoir travaillé. Le plus, peut-être, pour ces filles est celui d’exercer « un travail plaisant où elles sont toujours complimentées et chouchoutées ».

Réduction des viols par la prostitution

Si le viol a longtemps existé et persiste, c’est parce que les besoins sexuels des gens deviennent de plus en plus violents et de plus en plus malsains.

Les hommes accusent les femmes d’êtres les éléments provocateurs du viol. Ils entendent dire par là que les femmes, par leur manière de s’habiller et/ou de parler, lancent un appel au viol. Ils s’excusent en accusant les femmes d’être les sources aux actes de viol. Si pour eux, le terme viol signifie relation sexuelle que l’on impose à une personne sans avoir obtenu son consentement, on ne peut certainement pas parler de viol si l’incitation revient à la personne sur laquelle on abuse.

Quant aux femmes, elles se déclarent toujours comme victimes dans une situation de viol. Toutefois, il a été prouvé que les femmes sont difficiles à satisfaire et qu’elles cherchent par tous les moyens des partenaires susceptibles d’assouvir leurs besoins. Pour qu’une femme puisse atteindre l’orgasme, il faut que le rapport sexuel soit plus poussé vers la violence sans pour autant agresser la partenaire. C’est souvent la détermination de ce besoin qui pose problème chez de nombreux hommes qui pensent qu’il faut juste une pratique sexuelle violente pour satisfaire les femmes.

Abus sur mineurs

On parle surtout de viol lors des abus sexuels exercés sur des mineurs ou sur des personnes âgées. En effet, ces classes d’âge sont les moins susceptibles à l’incitation ou à l’appel au viol. Chez les personnes adultes, pour qu’une plainte soit reconnue comme viol, il faut avancer beaucoup d’arguments pour obtenir gain de cause. En effet, avec les modes actuelles (vêtements, stupéfiants, pratiques sexuelles,…) il est devenu difficile de juger un cas de viol. Pour cela, il faut prendre en considération plusieurs données telles que des informations familiales, sociales, médicales, ….Ce n’est qu’après études de ces éléments jugés essentiels que l’on puisse reconnaître un cas de viol.

Actuellement, il a été constaté que le nombre de viols connaît une réduction « grâce » à la prolifération de la prostitution. Etant donné que les prostituées sont disposées à exécuter toutes les demandes de leurs clients, il est logique que les acteurs du sexe fort se ruent plutôt vers les professionnels. De plus, les risques de se faire sanctionner pour viol sont minimes avec les professionnels. Et surtout, il n’existe que très peu de prostituées qui se plaignent de viol en effectuant son travail.

C’est d’ailleurs ce dernier point qui constitue une autre forme d’injustice. En effet, en administration, les sanctions sont lourdes lorsqu’une plainte est déclarée avoir eu lieu « dans l’exercice de ses fonctions ». C’est pourquoi, malgré les vices que referme le métier, les viols en prostitutions doivent être mieux considérés.

Prostitution, inséparable à l’univers de la mode

Métier de plus en plus cité par les enfants lorsqu’on leur demande le travail qu’ils veulent effectuer une fois grands, le mannequinat est un métier complexe qui cache de nombreuses facettes.

Regroupant la création, l’art, la beauté, la délicatesse, le style, l’élégance, la finesse, la célébrité, … l’univers de la mode se veut être féérique, magique et luxuriant, donc difficilement accessible. Tout ce luxe, cette vie de star, cet emploi de temps chargé, ces déplacements d’un pays à un autre et cette opportunité de rencontrer et fréquenter des hautes personnalités semblent manifester la volonté des jeunes à choisir ce métier dans leur avenir.

Si le mannequinat favorise la prostitution chez les jeunes mannequins c’est parce que le travail n’exige pas de niveau intellectuel. D’ailleurs, aucune école au monde ne peut se prétendre « destinée » à « éduquer » des jeunes pour devenir mannequins. Les conditions requises pour exercer ce métier sont une bonne mensuration et une taille répondant aux normes. Une fois ces conditions remplies, agents et agences se chargent de pousser les nouvelles recrues de façon à ce qu’elles aillent le plus loin possible dans le monde de la mode.

Le luxe du métier

Ce faible niveau intellectuel associé au luxe du métier et à la vie de star que mènent les mannequins font que ces derniers, sous la menace des stylistes de ne pas participer aux défilés, cèdent facilement aux tentations sexuelles. Les plus intelligents et bien éduqués d’entre eux se trouvent soumis à des propositions indécentes pour obtenir un marché ou un contrat. Ce cas est d’ailleurs très fréquent chez les mannequins les plus réputés du monde si nous ne citons que « Bella » ou « Adriana » selon les témoignages de Jazz Egger, un top modèle autrichien, victime d’harcèlement sexuel en exerçant son métier. C’est pourquoi, prostitution est souvent associée à mannequinat.

Ce type d’harcèlement ne concerne pas seulement les mannequins, il touche aussi les stylistes. Souvent, des pratiques sexuelles constituent les principaux enjeux pour l’obtention d’un contrat de défilé ou de vente des créations d’un styliste. Pour passer d’un simple styliste à celui de haut de gamme ou exclusif, les stylistes se livrent à des pratiques malsaines. Etant donné qu’il s’agit de leur métier ou gagne pain, les stylistes sont souvent amenés, malgré eux, à céder face aux tentations et/ou aux propositions souvent indécentes. De plus, comme le milieu est très fréquenté par des personnes riches et fortunées, des personnalités influentes et puissantes, ne pas céder aux avances et demandes ne fera que nuire la carrière des stylistes.

Apparemment, la prostitution sous toutes ses formes est déjà une pratique courante utilisée depuis longtemps dans le milieu de la mode que l’abolir n’est pas une mince affaire.

L’achat d’acte sexuel sanctionné par la loi

La France, par un vote parlementaire, a fait un autre grand pas pour faire reculer la prostitution voire même pour son abolition. Le dernier a eu lieu il y a 70 ans avec la loi pour fermer les maisons closes et ainsi mettre à mal cette pratique vieille comme le monde. Ce pays compterait approximativement 30 000 à 40 000 travailleurs du sexe. Par contre, cette dernière loi ne les concerne pas exclusivement, elle se tourne plus précisément vers la demande, c’est-à-dire les clients qui ont recours aux services des prostituées.

Si auparavant la prostitution était considérée comme un fléau, aujourd’hui, les prostituées sont considérées comme des victimes. La loi a changé de camps et se met de leur côté, espérant que cet acte va faire régresser le secteur.

Les clients

Cette nouvelle loi qui vient d’être votée vise plutôt les clients et non les prostituées. Deux ans de débats houleux ont abouti sur l’adoption de mesures aussi inattendues que radicales. Une amende de 1 500 euros, allant jusqu’à 3 750 euros pour les récidivistes, sanctionnera l’achat d’acte sexuel. Cette mesure est qualifiée d’inacceptable pour la majorité des sénateurs, car à leurs yeux, elle qualifierait les clients parmi les délinquants. Nombreux sont les sceptiques vis-à-vis de cette nouvelle loi. Elle ne va en aucun cas réduire le taux de prostitution déjà annoncé. Selon le syndicat des policiers, qui est réticent quant à l’application des mesures prises, cette loi n’aura aucun impact pour la lutte contre les réseaux de proxénétisme. L’association Médecins du Monde a déjà plaidé contre l’adoption de cette loi, en avançant auprès des parlementaires qu’elle ne servira pas à réduire la prostitution, mais au contraire, cette loi ne fera qu’exposer les travailleurs du sexe à plus de risques. Les prostituées seront obligées de se cacher pour protéger les clients.

Les personnes prostituées

Cette nouvelle loi penche en faveur des prostituées. Elle les classe dans la catégorie des victimes, contrairement à la loi de sécurité intérieure du 18 mars 2003. La prostitution n’est plus catégorisée dans la rubrique des délinquances, les personnes qui la pratiquent pourront témoigner sans être coupables d’infractions. Cette nouvelle mesure, par contre, a ravi les associations d’aides travaillant pour les prostituées et le Défenseur de Droit, en réitérant que l’ancienne loi n’a fait que dégrader les conditions d’exercice et de santé des prostituées. Le racolage passif n’étant plus un délit, la prostitution n’en sera que plus florissante.

Aides et accompagnement

Les victimes de la prostitution bénéficieront d’une assistance et de protection prévue par la nouvelle loi. Un fond annuel de 4,8 millions d’euros servira à mettre en place un procédé pour accompagner les prostituées voulant sortir du parcours. Elles bénéficieront aussi d’un accompagnement social et professionnel.

Les prostituées étrangères

Les prostituées étrangères pourront obtenir des séjours d’au moins six mois si elles consentent à s’engager dans le processus de sortie de la prostitution.

Nouvelle instance

Elle se chargera de la coordination et de l’organisation des actions qui seront entreprises pour les victimes de la traite des êtres humains, du proxénétisme et de la prostitution.

La prostitution dans les cités

Si la cité a toujours été considérée comme un lieu où vivent les gens civilisés, les personnes correctes ainsi que les individus cultivés et éduqués. Aujourd’hui, en plus des délinquants, elle est envahie par des mineures qui se prostituent.

Nouvelle forme de prostitution des cités, le trafic des mineures est un phénomène de plus en plus commun dans toutes les cités du monde, surtout en France. Ce trafic est moins professionnel que celui de l’Europe de l’Est où il est entrepris par des géants du proxénétisme. Toutefois, il emploie des personnes qui ont chacune des missions bien définies telles que les recruteurs qui repèrent les jeunes cibles pour l’exploitation, les démarcheurs qui sont en relation avec les clients et qui organisent les « rendez-vous » et les chauffeurs ou guetteurs qui surveillent les jeunes prostituées ainsi que les clients.

La dépravation sexuelle

Les principales raisons qui poussent les jeunes à cette dépravation sexuelle sont, avant tout, d’ordre familial. En effet, beaucoup de mineures victimes de violences et/ou maltraitances dans leur milieu familial se fuguent et se trouvent livrés aux réalités et aux besoins de l’indépendance. Bon nombre d’entre eux n’ont nulle part où aller, n’ont rien à manger et sont ainsi obligés de subvenir à leurs besoins. Ces jeunes délinquants sont les principales cibles pour appartenir à ce petit réseau de malfaiteurs. La majorité des garçons travailleront comme démarcheurs ou chauffeurs tandis que les filles serviront de marchandises.

Parmi ces fugueuses, d’autres finissent par atterrir chez leurs « copains », lesquels, justement, n’ont pas été acceptés par leurs familles pour mauvaises influences. Se trouvant ainsi en désaccord avec leurs proches, les jeunes filles partent de chez elles pour vivre avec leurs amoureux. Pour que ces derniers leur permettent de rester chez eux, ces jeunes filles doivent se plier aux volontés de leurs « chéris » même si ces derniers les prostituent.

Les photos et les images publiées à travers les réseaux sociaux constituent aussi un appel à la consommation d’objets de valeur qui coûtent cher. Souvent, ces photos affichent des personnes habillées aux dernières tendances. Or, les vêtements de dernier cri sont luxueux et coûteux. De ce fait, pour avoir les moyens de s’en procurer, les jeunes n’ont pas trente-six solutions. Livrées ainsi à la prostitution, ces jeunes se trouvent dans l’emprise de la mode.

Cette prostitution des mineures n’aurait pas lieu et ne prendrait pas d’ampleur si les clients n’étaient pas aussi exigeants et n’étaient pas de plus en plus nombreux que vicieux. En effet, s’il n’y a point de demande, l’offre finira par ne plus exister.

Prostitution et proxénétisme

Profession pour les unes, forme d’exploitation pour d’autres, la prostitution est elle une simple source de revenus ou une forme de maltraitance envers les femmes. Est-elle un métier librement choisi ou une obligation au profit d’autres personnes ? En tout cas, la prostitution est connue aussi comme « le plus vieux métier » du monde.

Nombreuses peuvent être les causes de la prostitution et du proxénétisme. Toutefois, il est nécessaire de savoir les distinguer. La prostitution est le fait de pratiquer des rapports sexuels avec des personnes qui paient juste pour l’acte. Une prostituée est une personne consentante à pratiquer la prostitution. Quant au terme proxénétisme, il désigne une activité, contraire à la loi, où il est question de tirer profit des prostituées, mais aussi de favoriser la prostitution.

Par ces définitions, nous avons pu distinguer la différence, la ressemblance, mais aussi la relation qu’entretiennent la prostitution et le proxénétisme.

Si les différences sont marquées par le consentement d’une manière ou d’une autre ou par une quelconque obligation, le paiement en fait aussi partie. En effet, les travailleurs de sexe négocient et perçoivent leur paiement directement tandis que l’argent passe par les proxénètes qui paient ensuite les prostituées qui travaillent pour eux. Il arrive même que, sous l’effet de la menace ou de la torture, les prostituées ne soient pas payées ou payées, mais sous forme de drogue, d’alcool ou autres.

Les ressemblances se manifestent par le travail du sexe, la dépendance de toute forme de stupéfiants ainsi que le fait d’être payée en se livrant à des actes sexuels. En exerçant leur travail, les prostituées s’exposent à de multiples de dangers auxquels elles sont habituées et auxquels elles doivent faire face.

Les différences entre pays

Dans bon nombre de pays, il existe toujours des relations évidentes entre prostitution et proxénétisme. Cela s’explique peut-être par le fait que le marché est envahi par des trafiquants et des malfaiteurs et que d’une manière ou d’une autre, les prostituées, pour leur sécurité, ont besoin d’appartenir à un groupe qui garantit leur protection et leur paiement. Métier difficile à supporter, la prostitution oblige les personnes à prendre ou à consommer toute forme de stupéfiants (drogue, alcool et tabac). La vulgarisation de ce métier est justement le proxénétisme où les revendeurs investissent dans les recrutements des employés, dans leurs habits et gadgets pour que les prostituées soient plus attrayantes, dans l’approvisionnement en stupéfiants, dans la recherche de gros clients, dans la protection et la surveillance des prostituées… Il arrive même que les proxénètes s’investissent dans des créations d’entreprises favorables à la prostitution et aux divers trafics (dans l’immobilier, les bars, les boîtes de nuit…).

Bref, prostitution et proxénétisme font un cercle vicieux.

La prostitution et les droits y afférents

La prostitution étant considérée comme le plus vieux métier du monde, elle n’apparait cependant pas dans la liste des professions légales. Bien sûr qu’il existe un régime juridique de la prostitution, mais son évanescence est quelque peu apparent.

Le cadre de la prostitution est plus ou moins ignoré du point de vue juridique. Un paradoxe subsiste quand on analyse ce domaine. D’une part, le droit tente de lutter contre le phénomène tout en établissant des règlementations. Ce qui revient à accepter le fait. L’abolition pure et simple aurait suffi en cas de non-reconnaissance. Règlementer revient à accepter l’existence tant matérielle que juridique d’un concept.

Il existe 3 différents régimes en matière de prostitution.

Le prohibitionnisme traduit l’interdiction pénale de la prostitution, tant pour l’acheteur que pour le vendeur, il expose ces derniers à des sanctions. Le premier comme le second sont qualifiés de délinquants.

Le règlementarisme, de son côté, il considère la prostitution comme activité autorisée, donc en tant que telle elle doit être soumise à de règlementations. Même autorisée, on ne peut pas ignorer que cette profession comporte des risques, qu’il faut essayer de combattre comme les maladies vénériennes. La règlementation s’avère donc nécessaire, voire indispensable pour la bonne marche de la société, et pour éviter que cette profession qualifiée d’immorale ne se répande. L’inscription des prostituées sur un fichier sanitaire et social est obligatoire, ainsi qu’une visite médicale régulière. Les lieux d’exercice sont limités pour conserver l’ordre public.

L’abolitionnisme a eu pour premier objectif de lever la règlementation de la prostitution. Règlementer revenait à accepter ou même à encourager cette activité. L’abolitionnisme, de ce fait, tente d’abolir la règlementation, avant d’abolir par la même occasion la prostitution.

Ces trois concepts qui décrivent les régimes juridiques de la prostitution sont aujourd’hui encore d’actualité. La France, en adoptant la loi qui mettent les prostituées dans le camp des victimes, tâtonne dans son raisonnement de réduire les réseaux qui exploitent les prostituées par la traite ou par le proxénétisme. Il reste à savoir si cette mesure amènera les résultats escomptés ou au contraire, cela ne fera qu’accroître un nombre déjà hallucinant des pratiquants de cette profession (estimé à plus de 50 000).